Les membres sont des individus ou des organismes désireux d'agir pour diminuer la dépendance de notre société aux pesticides.
Les membres honoraires sont:
· Monsieur Pierre Dansereau, biologiste
· Monsieur Georges Brossard, fondateur de l'insectarium
· Monsieur Larry Hodgson, Chroniqueur horticole et auteur
- Une documentation d'introduction sur les dangers et les alternatives aux pesticides par voie électronique ou conventionnelle à tous les membres de soutien.
- Des informations et échanges par courriel.
- Divers groupes de travail et comités consultatifs pour les personnes qui désirent prendre une part active au sein de la CAP.
- La CAP s'associe également aux efforts des organismes associés, comme Nature-Action Québec, pour promouvoir des programmes de formation aux municipalités et des conférences pour le grand public.
VOTRE CONTRIBUTION EST ESSENTIELLE AFIN DE POURSUIVRE NOTRE ACTION!
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N.B. Les maladies décrites par nos membres ne peuvent pas être reliées à 100% aux pesticides. PAR CONTRE, les personnes ne peuvent plus tolérer aucun polluant dans leur environnement et c'est pourquoi nous voulons éliminer les pesticides !
Depuis l'ablation de mon poumon droit suite à un cancer en 1996, j'ai des difficultés respiratoires graves dès qu'il y a application de pesticides sur une pelouse, à l'extérieur d'une maison ou d'un édifice. Je dois entrer à l'intérieur et fermer toutes les fenêtres, démarrer l'air climatisé, et cela pendant quelques jours dépendamment de la quantité de résidences et de pelouses traitées dans mon secteur. Même si les arrosages ont lieu un peu plus loin de chez moi, cela a des effets sur ma respiration quand même. Moi, ce qui me choque le plus, c'est qu'on fasse encore traiter les bordures de trottoirs et les parcs municipaux à Nicolet. Je dois limiter mes sorties et choisir les journées pour reprendre des activités normales comme la bicyclette et la marche. Je suis une fervente de la nature et de toutes les beautés qu'elle nous offre. J'aimais m'asseoir dans un parc en dessous d'un arbre pour faire de la lecture en écoutant les sons merveilleux de la nature: une chose que je ne fais plus après avoir vu qu'on traitait toutes les pelouses aux pesticides dans ma municipalité.
Mes problèmes avec les pesticides ont débuté il y a de cela 2 ans. Nous habitons en banlieue de Montréal et dans un secteur où les terrains sont de bonnes dimensions. J'étais sur mon patio à étendre des vêtements sur la corde à linge, lorsque j'ai ressenti des brûlures au visage et aux mains. J'ai senti une forte odeur de produits chimiques. J'ai regardé autour de moi pour voir s'il n'y avait pas quelque chose. Quand j'ai regardé dans la cour de mes voisins, un homme d'une entreprise d'entretien paysager appliquait des pesticides. J'ai été couverte de plaques rouges partout sur le corps durant 2 semaines. Ces plaques me brûlaient comme un coup de soleil. J'ai été consulter un médecin qui m'a dit que j'avais une réaction allergique à quelque chose. Quand j'ai dit au médecin que j'avais été mise en contact direct avec des pesticides, il m'a répondu que c'était probablement une dermatite. Il y a un an, le même phénomène s'est produit lorsqu'un employé de ma ville a mis de l'herbicide dans les interstices du bitume, dans ma rue, à environ 30 pieds de chez-moi.
Mère de trois jeunes enfants, mon plus vieux souffre d'allergies sévères et multiples. Voir un enfant souffrir à la fois d'allergies aux arachides, oeufs, produits laitiers, boeuf, blé, soya, antibiotiques, etc., porte certainement à réfléchir. Phénomène inconnu du temps de mon enfance et très difficile à gérer au quotidien, il n'y avait pas moins de 5 enfants de moins de 5 ans qui souffraient d'allergies mortelles à sa garderie sur un total de 28. De 60 membres en 1996, l'Association d'allergies alimentaires du Québec en compte désormais plus de 800. Nos écoles sont remplies de ces cas inexplicables d'allergies, d'asthme, de Ritalin, et le nombre ne cesse d'augmenter de manière exponentielle, voire triple et quadruple en Amérique du Nord depuis les derniers 5 à 10 ans. Sans détenir de preuves absolues que les pesticides ont causé la maladie de mon fils et de tant d'autres enfants dont les parents ignorent l'ampleur de l'impact des polluants sur la santé des enfants, les experts s'accordent à dire que le style de vie et le profil génétique de nos enfants a très peu changé au cours des derniers 50 ans.
Je vis dans l'Ouest de l'île de Montréal et ma pelouse a été entretenue par des compagnies durant les dix dernières années. Je n'ai jamais été informé par ces compagnies, ni par le gouvernement, sur la nature des produits utilisés ou les risques que cela représentait pour ma famille et moi-même. Je suis malade depuis les 9 dernières années, souffrant de malaises inexplicables. L'an dernier, j'ai réalisé que lorsque les traitements de pelouses étaient effectués dans le voisinage, je me sentais encore plus mal et je devais rester à la maison avec les fenêtres fermées. J'ai décidé de ne plus jamais faire traiter ma pelouse par des compagnies d'entretien. Cependant, je n'ai aucun contrôle sur les produits chimiques qui sont utilisés par mes voisins, sur leurs propriétés ou sur leurs maisons et cela me rend très malade. Des analyses récentes ont révélé que j'avais de fortes doses de certains pesticides dans les tissus gras de mon corps. Je suis allée voir plusieurs médecins et j'ai reçu différents médicaments qui ont empiré les choses et qui ont apporté de nouveaux problèmes comme des éruptions cutanées. Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas soigner convenablement les gens comme moi?
J'ai été exposée aux pesticides dès 1975 et j'ai éprouvé les problèmes de santé suivants: éruptions cutanées, maux de tête, troubles nerveux et digestifs. Depuis les dix dernières années, l'exposition aux pesticides de pelouses me donnent des problèmes de santé qui s'aggravent d'une année à l'autre: troubles hormonaux et respiratoires principalement. Durant toute la saison d'épandage je ne peux jamais marcher dans mon quartier, ni nulle part ailleurs qu'en pleine nature (je dois m'y rendre en auto). Si un voisin épand des pesticides sur sa pelouse, je dois fermer les fenêtres et demeurer à l'intérieur.
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