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Notre nouveau Programme Provincial 2006 sur les alternatives aux pesticides pour les Municipalités
Programme provincial PDF |
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HORTI-ÉCO, l'horticulture a maintenant sa certification !
La Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP) est fière de présenter Horti-Éco, la première certification de services en horticulture respectueuse des écosystèmes au Québec, conçue pour les professionnels en aménagement paysager et en entretien d'espaces verts. Les résultats de la première année de certification sont très satisfaisants. Voir nos communiqués à ce sujet.
Professionnels en aménagement paysager et en entretien d'espaces verts qui offrent ou veulent adopter des pratiques horticoles respectueuses, démarquez-vous de la concurrence et offrez à vos clients la garantie d’un service de qualité qui respecte les écosystèmes! Un document pour les professionnels.
Étudiants : ajoutez une formation en horticulture respectueuse des écosystèmes à votre CV et partez gagnants! Un rabais spécial étudiant de 15% vous est offert. Voir les détails pour étudiants.
Date et lieux des journées d’information pour 2006 :
Des journées d'information ont eu lieu en Février 2006. D'autres dates sont à venir, selon la demande.
Tarifs (réguliers) :
Prix pour Phénix de l'Environnement 2005
Des lauriers pour la CAP !
La Coalition pour les alternatives aux pesticides vient de se distinguer par trois fois.
La MRC de Blainville a reçu un prix Phénix au Phénix de l’environnement 2005 dans la catégorie « Protection, restauration ou mise en valeur de l’environnement dans une perspective de développement durable ». La MRC a tenu à partager cet honneur publiquement avec ses partenaires : la Coalition pour les Alternatives aux Pesticides, Nature-Action Québec (NAQ) et Solutions Alternatives Environnement inc. (SAE).
Pour tout savoir sur les lauréats des Phénix 2005: http://www.phenixdelenvironnement.qc.ca/

HORTI-ÉCO est le premier programme de certification de services en horticulture respectueuse des écosystèmes au Québec.
CERTIFICATION DES SERVICES EN HORTICULTURE RESPECTUEUSE DES ÉCOSYSTÈMES
OFFREZ À VOS CLIENTS LA GARANTIE D’UN SERVICE DE QUALITÉ QUI RESPECTE LES ÉCOSYSTÈMES!
La Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP) vous offre la possibilité d’obtenir la Certification des services en horticulture respectueuse des écosystèmes, une première au Québec.
Cette certification s’adresse aux professionnels en aménagement paysager et entretien d’espaces verts qui veulent adopter des pratiques respectueuses des écosystèmes.
Les objectifs de cette certification sont de :
Pour obtenir cette certification, les personnes intéressées devront prendre connaissance des normes ainsi que des bonnes pratiques en horticulture respectueuse des écosystèmes et passer un examen pour démontrer leurs acquis. Par la suite, un organisme de certification indépendant assurera la visite d’inspection. Le certificat est émis suite à l’approbation du dossier.
Un cahier de normes a été préparé par un groupe d’experts et sera présenté en détails lors d’une journée d’information.
Date et lieux des journées d’information pour 2006:
D’autres journées d’information sont à venir selon la demande.
Déjà
plus d’un demi million de québécois sensibilisés
aux alternatives aux pesticides
Montréal, le mercredi 12 octobre 2005 – La Coalition pour les alternatives aux pesticides (CAP) présente aujourd'hui l'excellent bilan de son Programme provincial pour les alternatives aux pesticides. Jusqu’à présent, il a en effet permis à 541 200 citoyens de mieux se préparer à l’entrée en vigueur des nouveaux règlements provinciaux qui interdiront en avril 2006, l’utilisation de pesticides sur les pelouses des terrains privés.
Conférences, signets et autres documentations plus détaillées, chroniques dans les journaux municipaux ou locaux, ligne verte sont autant d’outils qui sont proposés aux municipalités dans le cadre du Programme pour informer les citoyens sur les alternatives aux pesticides. Grâce à une collaboration tissée avec une trentaine de villes, la CAP a pu présenter 32 conférences entre avril et septembre dernier, attirant plus de 1500 personnes dans 27 municipalités à travers la province.
Quant au site Internet de la CAP, il a reçu près de 30 000 visites dans la même période. De plus, de nombreux citoyens ont eu recours à la Ligne Verte gérée par l'organisme. Au bout de ce numéro 1 800, un biologiste répond à toutes les questions des personnes qui souhaitent avoir des conseils pour soigner leur gazon en respectant les écosystèmes et la biodiversité de leur jardin. Enfin, la CAP a également pu renseigner 1500 personnes en participant au Salon Fleurs Plantes et Jardins en avril, 700 personnes au Salon Rendez-vous Horticole en mai, et 150 municipalités, il y a deux semaines, au Salon des Affaires Municipales.
Il est maintenant du domaine public que l'utilisation sans limite des pesticides a fini par polluer les nappes phréatiques qui entourent les principales agglomérations du Québec. «Cette eau, qui finit sur la table des citoyens, devrait être moins contaminée grâce à l'entrée en vigueur des règlements touchant les terrains privés et définis dans le code de gestion des pesticides.» commente madame Édith Smeesters, fondatrice de la CAP. « L’intérêt des municipalités et de la population pour le Programme provincial sur les alternatives aux pesticides nous confirme qu’il s’agit d’un outil pertinent et efficace pour faciliter la transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement» conclut madame Smeesters.
Le Programme provincial pour les alternatives aux pesticides est élaboré sur mesure pour toutes les municipalités qui ont besoin de soutien pour tenir leur population bien informée. Sa mise en œuvre a été rendue possible grâce à une aide financière du programme ÉcoAction d’Environnement Canada.
La CAP est un organisme à but non lucratif né en décembre 1999 à partir d'un groupe de citoyens affectés de près ou de loin par l'usage des pesticides dans leur milieu. La mission de la CAP est de susciter une remise en question de l'utilisation courante des pesticides, en regroupant les organismes et les personnes intéressées à travers le Québec, en créant des liens avec les organismes du même genre à travers l'Amérique du Nord et à l'étranger et en diffusant toute information pertinente sur les pesticides et les alternatives. Pour plus d'information sur la CAP et ses activités, visitez le www.cap-quebec.com.
La CAP félicite le gouvernement du Québec de se fier à la « bonne science »
et de protéger l’environnement
en faisant de la prévention
Montréal, Québec.
Le 18 avril 2006 – La Coalition pour les alternatives aux pesticides
(CAP) supporte fermement le ministre du Développement durable, Environnement
et Parcs à propos du Code de gestion des pesticides du Québec. Depuis
l’entrée en vigueur de la phase finale du règlement, la CAP a reçu
une avalanche de courriels et d’appels de félicitations pour ce fameux
Code qui protège la santé des gens. La CAP aimerait féliciter à
son tour le gouvernement du Québec qui devrait être très fier de
ce règlement qui marquera l’histoire, car c’est le premier du genre
en Amérique du Nord et probablement au monde ! La CAP remercie le gouvernement
du Québec pour avoir maintenu et mis le Code en vigueur.
La CAP souhaite communiquer
les messages suivants à la Presse, au gouvernement et à tous les Québécois.
Le Dr. Warren Bell,
de L’Association canadienne des médecins pour l’environnement
(Canadian Association of Physicians for the Environment
(CAPE)) déclare, « CAPE est très reconnaissante pour la vision et
le courage remarquable dont le gouvernement du Québec a fait preuve
en faisant passer le Code de gestion des pesticides. Il y a de nouvelles
recherches sur les combinaisons de pesticides avec d’autres poisons,
de nouvelles recherches sur les formulations commerciales de pesticides
(non isolés comme ingrédients actifs), de nouvelles recherches sur
les cancers infantiles, de nouvelles recherches sur la charge corporelle
en pesticides et autres produits chimiques. Toutes ces recherches auraient
dû être faites il y a 40 ans, mais ce ne fut pas le cas. Maintenant
des recherches détaillées montrent avec une précision croissante
combien les effets des pesticides peuvent être insidieux et dévastateurs.
Cela fait paraître la litanie de l’industrie (que ces produits ont
été étudiés à fond et contrôlés) comme de la propagande insensée.
Ces nouvelles recherches démontrent plus clairement que jamais que
ces substances doivent être évitées à tout prix, tel que l’a déjà
recommandé le Collège des médecins de famille de l’Ontario. »
Elizabeth Guillette,
Ph.D. chercheuse scientifique associée en Anthropologie de l’Université
de Floride : « Les recherches ont constamment démontré l’association
entre l’usage des pesticides et une décroissance des capacités physiques
et mentales chez les enfants. Pour certains, cette perte de capacités
est minime, mais au niveau de toute une communauté, même une perte
de 5 % du QI signifie qu’il y a 57 % plus de retardés mentaux et
un déficit semblable chez les enfants talentueux. Il en résulte
une perte considérable parmi ceux qui sont capables de créativité
et de leadership, ainsi qu’une augmentation aiguë des dépenses pour
les soins de santé et d’éducation de ceux qui exigent des soins
spécialisés. Toutes les villes à travers l’Amérique du Nord devraient
suivre l’exemple du Québec et interdire l’usage non essentiel des
pesticides. »
Warren Porter, PhD,
professeur de Zoologie, professeur de toxicologie environnementale,
Université du Wisconsin, Madison, félicite le Québec pour le code
de gestion des pesticides et il ajoute : « Nos études sur les pesticides
de pelouses et sur les mélanges habituels de pesticides et d’engrais,
montrent une influence sur les fausses couches et la résorption des
fœtus, de même que des changements immunitaires, neurologiques et
hormonaux sur les animaux de laboratoire à des doses utilisées dans
l’environnement. Des études par d’autres scientifiques montrent
des effets importants sur la santé des enfants et des adultes, à cause
d’expositions à des pesticides. Il y a des centaines d’études
maintenant, publiées dans des revues révisées par des pairs, qui
démontrent un vaste éventail d’effets sur les animaux et les humains
suite à l’exposition à des pesticides dans l’environnement ou
en laboratoire, spécialement des herbicides. »
« Ce qui est homologué
(les ingrédients actifs) est seulement une partie de la formulation
commerciale vendue aux consommateurs. Les méthodes d’homologation
n’incluent pas de façon automatique les tests sur les combinaisons
des ingrédients actifs et inertes, spécialement avec des solvants
ou des surfactants (autres ingrédients) présents dans les mélanges
et qui ont leur propre activité. Les solvants solubles dans les corps
gras sont la clé qui permet d’entrer dans la peau et les membranes
cellulaires et de traverser les barrières du cerveau et du placenta
d’un fœtus. Les surfactants sont la clé maîtresse pour pénétrer
les surfaces respiratoires des poumons. »
« Des contaminants
non homologués peuvent être présents dans les formulations vendues
derrière le comptoir. Ces contaminants peuvent aussi être biologiquement
actifs. »
« Les procédures
d’homologation ne comprennent pas de tests sur les effets neurologiques,
endocriniens ou immunitaires, spécialement aux doses infinitésimales
qui sont pourtant celles qui font réagir le système endocrinien. Les
systèmes neurologique, endocrinien et immunitaire sont intimement reliés
et communiquent entre eux, ce qui signifie que les trois sont affectés
lorsqu’un seul est perturbé. »
« Une étude récente,
révisée par des pairs, publiée dans une des plus prestigieuses revues
de toxicologie par un groupe des plus éminents spécialistes de la
reproduction dans le monde, a démontré que la réponse linéaire qui
est prise en compte dans le processus d’homologation pourrait sous-estimer
la véritable réponse biologique des produits perturbateurs d’hormones
par quelque 10 000 fois, à de très faibles doses*. »
« Un commentaire
publié plus tard dans la même revue a expliqué que l’industrie
utilisait une souche animale qui ne réagissait pas aux tests, ce qui
donnait des résultats « sans effets », alors que des études indépendantes,
utilisant des souches différentes, montraient des réactions significatives
aux mêmes produits chimiques. »
Édith Smeesters,
biologiste, porte-parole de la CAP : « Le Québec montre aux citoyens
que la protection de la santé est sa priorité absolue. Les solutions
de rechange aux pesticides existent. Des restrictions sur l’usage
des pesticides existent depuis les années ’80 dans certaines villes
et, non seulement les espaces verts existent-ils encore dans ces municipalités,
mais la valeur des propriétés a même augmenté! La biodiversité
est le slogan du futur et même si certaines plantes subissent quelques
dommages, la santé humaine devrait toujours prévaloir. Il n’y a
aucune raison de perdre des végétaux parce qu’une vingtaine d’ingrédients
actifs ont été bannis sur les pelouses. La prévention est toujours
la meilleure stratégie par ailleurs. »
Michel Gaudet, président
de la CAP : « Il est temps maintenant de prendre soin des personnes qui
souffrent à cause d’une exposition aux pesticides ou autres produits
chimiques. Elles doivent être réhabilitées socialement et recevoir
une protection adéquate. Leur nombre est en croissance. De toute évidence,
cela va devenir un problème de santé majeur et le gouvernement devrait
se souvenir de la polémique du tabac et faire payer les coupables pour
les coûts encourus. »
*Large Effects from Small Exposures. I. Mechanisms for Endocrine-Disrupting Chemicals with Estrogenic Activity –Wade V. Welshons,1 Kristine A. Thayer, 2Barbara M. Judy, 1 Julia A. Taylor, 1 Edward M. Curran, 1and Frederick S. vom Saal 2
1 Department of Veterinary Biomedical Sciences and 2Division of Biological Sciences, University of Missouri-Columbia, Columbia, Missouri, USA
Volume 111 | NUMBER 8 | June 2003.
Environmental Health Perspectives
La Coalition pour les Alternatives aux Pesticides (CAP) aide la MRC de Blainville à recevoir un prix Phénix de l’environnement
Le nouveau directeur de la CAP est prêt à relever de nouveaux défisMontréal, le 27 juin 2005 – La Coalition pour les Alternatives aux Pesticides (CAP) est heureuse d’annoncer que la MRC de Blainville a reçu un prix Phénix dans la catégorie « Protection, restauration ou mise en valeur de l’environnement dans une perspective de développement durable ». La MRC a tenu à partager cet honneur publiquement avec ses partenaires : la Coalition pour les Alternatives aux Pesticides, Nature-Action Québec (NAQ) et Solutions Alternatives Environnement inc. (SAE).
La CAP a déjà été finaliste des Phénix 2003 pour son projet de sensibilisation des citoyens « Sans Pesticides naturellement » dans la catégorie « Éducation et Sensibilisation », et Madame Édith Smeesters, porte-parole et fondatrice de l’organisme, a également été admise au Cercle des Phénix de l’environnement en mai 2001. Enfin, la CAP a aussi gagné en juin 2003 une médaille d’argent pour le prix Canadien de l’environnement de la catégorie « Vivre écologiquement ».
La Coalition est donc très active pour sensibiliser les citoyens à la problématique des pesticides et les conscientiser aux alternatives aux pesticides. Pour cela, elle offre aux villes un programme complet depuis plusieurs années. Ce programme comprend des dépliants, des affiches et des signets pour les citoyens, des conférences données par des conférenciers spécialisés en entomologie, en agronomie ou en biologie, des formations aux écoconseillers et aux employés des villes, et un service de ligne verte pour les citoyens. Ce projet est soutenu par le programme Eco-Action d’Environnement Canada. D’autre part, la CAP a mis sur pied un projet de certification des services en horticulture ornementale écologique « Horti-Éco » pour garantir aux citoyens un service en horticulture entièrement écologique. Ce projet est soutenu par le Fonds d’Action Québécois pour le Développement Durable (FAQDD).
Comme autres outils de sensibilisation, la Coalition offre depuis 2001 un site Internet complet sur les différentes alternatives possibles concernant les problèmes horticoles récurrents (foire aux questions), sur la réglementation en vigueur au Québec et sur les pesticides à faible impact. D’autre part, Édith Smeesters a mis à profit ses 30 années d’expérience en écrivant plusieurs livres, dont entre autre « Solutions écologiques en horticulture », qui est sorti en février 2005 et qui résume très clairement et simplement les solutions les plus écologiques pour contrôler les ravageurs en horticulture. Ses deux autres livres, tout aussi appréciés et populaires dans le milieu horticole et considérés comme des ouvrages de référence en horticulture, sont « Pelouses et couvre-sols » (2000) (Prix Phénix 2001) et « Aménagement paysager adapté à la sécheresse » (2004) aux Éditions Broquet.
La CAP est également heureuse d’annoncer qu’elle a engagé un nouveau directeur général, Pierre Lacombe, qui prépare actuellement une vaste campagne provinciale pour l’année 2006 afin d’aider toutes les municipalités du Québec à appliquer le Code de gestion des pesticides qui entrera en vigueur l’an prochain pour les terrains privés.
La Coalition pour les Alternatives aux Pesticides a été à l’origine de ce virage exceptionnel au Québec : c’est cette Coalition composée de centaines d’individus et d’organismes à travers toute la province qui a convaincu le gouvernement du Québec de mettre en place le premier Code de gestion des pesticides en Amérique du Nord en 2003 et qui a été l’instigatrice de plusieurs règlements municipaux sur les pesticides! La CAP est un organisme à but non lucratif qui met depuis 1999 ses ressources au service de la communauté.
Communiqué :
Procurez-vous le nouveau livret du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) : un guide sur
le jardinage sans produits chimiques disponible pour un don de 2 $ auprès
de WWF Canada ou Loblaws, en Ontario, Québec et les maritimes.
Plus d'infos sur le site: http://www.wwf.ca/
Le jardin botanique de Montréal a réalisé un excellent
"Guide d'entretien écologique de la pelouse" disponible
par Internet (http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin2/rechercher.do?type=pelouse)
ou sur place (petit site démo avec boîte distributrice
de dépliants en face de la roseraie). Un panneau à l'entrée
du jardin explique qu'ils n'utilisent plus de pesticides et qu'il faudra
accepter des pelouses moins "parfaites". Bravo!
Liste
des 62 villes et municipalités qui ont un règlement visant
l'interdiction de l'utilisation des pesticides... Félicitation à toutes!
La CAP appuie fortement les villes qui adoptent un règlement
sévère sur l’usage des pesticides
Saint-Bruno-de-Montarville, le 14 juillet 2004. La Coalition pour les Alternatives aux Pesticides (CAP) déplore le communiqué alarmiste émis le 13 juillet par l’Association des Services en Horticulture Ornementale du Québec (ASHOQ) qui prétend que le patrimoine vert urbain est menacé par les règlements municipaux abusifs contre les pesticides.
Si tel était le cas, les espaces verts des villes de Hudson et de Westmount seraient déjà complètement ravagés puisque ça fait une douzaine d’années que ces villes ont des règlements qui interdisent la plupart des pesticides. Actuellement, pas moins de 53 villes ont des règlements sévères régissant l’usage des pesticides. Ces règlements ont été demandés par les citoyens préoccupés par les problèmes de santé et leurs liens de plus en plus clairs avec les pesticides.
Le Collège des médecins de famille de l’Ontario a publié récemment une revue intensive des recherches sur les pesticides qui démontre des liens si évidents avec les cancers les plus pernicieux que le Collège presse les citoyens de ne plus utiliser aucun de ces produits.
En 2003, les Centres pour la prévention et le contrôle des maladies (CDC) aux États Unis, ont testé 2644 personnes pour leur charge corporelle en pesticides : les résultats révèlent que tous les sujets sont contaminés, spécialement les enfants qui ont les niveaux les plus élevés en pesticides.
La santé des personnes est sans aucun doute plus importante que celles des pelouses. Mais si celles-ci deviennent à ce point dépendantes des pesticides qu’elles ne peuvent survivre sans eux, il y a un problème sérieux ! Ne faudrait-il pas revoir ces concepts désuets pour les remplacer par des aménagements plus durables, adaptés à notre environnement québécois et surtout aux changements climatiques qui mènent la vie dure aux pelouses de pâturin ! Ou faudrait-il recommander à tous les propriétaires de faire installer un système d’irrigation?
Oui, la pelouse a encore sa place dans nos aménagements paysagers, mais il faut y introduire des plantes résistantes à la sécheresse et de la biodiversité. Ce type de pelouse est beaucoup plus résistant aux ravageurs et empêche l’érosion tout autant que les pelouses impeccables, elle absorbe également les chocs et a une plus grande valeur esthétique qu’une pelouse jaunie par la canicule et donc incapable de purifier l’air pendant ce temps là. Et que dire des arbres et arbustes qui produisent beaucoup plus d’oxygène au mètre carré ? Une revue québécoise mentionnait ce mois ci qu’un hectare de conifères assimile cinq fois plus de CO2 que la même superficie en gazon et que l’air d’une rue bordée d’arbres contient sept fois moins de poussières que l’air d’une rue sans arbres. Les insectes et maladies qui ravagent nos pelouses et autres plantes sont les symptômes des problèmes sous-jacents : sol pauvre, compaction, acidité, sécheresse, mauvaise fertilisation, monoculture, destruction des prédateurs naturels par les pesticides. Par ailleurs, tous les pesticides ne sont pas interdits par les règlements municipaux et les méthodes culturales s’avèrent généralement très efficaces pour contrôler un problème.
La Coalition pour les Alternatives aux Pesticides soutient vigoureusement
les municipalités qui ont le courage d’adopter des règlements
sévères sur les pesticides car les solutions de rechange
fonctionnent et même si certains insectes nous donnent du fil
à retordre, la santé des êtres humains est infiniment
plus importante que celle d’une plante que l’on peut remplacer.
1. Alanna Mitchell, Globe and Mail, samedi 24 avril
2004, Pesticides too harmful to use in any form, doctors warn.
2. http://www.panna.org/campaigns/docsTrespass/chemicalTrespass2004.dv.html
3. Stéphane Gagné, Aux arbres citoyens !, La maison du 21e siècle, été 2004, p. 18-19.
« Viol chimique » un rapport (PDF) percutant de PANNA (http://www.panna.org/)
Voyez le rapport de la commissaire à l'environnement et au développement durable:
http://www.oag-bvg.gc.ca/domino/media.nsf/html/c200301pr_f.html
Article de La Presse portant sur le Colloque sur les pesticides et la santé :
° «Attention
aux pesticides dans votre assiette», La Presse, samedi 22
novembre 2003, page A6. (PDF 56 K)
° «Aucun pays n'est
à l'abris des pesticides», La Presse, samedi 22 novembre 2003,
page A6. (PDF 173 K)
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